En 1944, les alliés ont immergé des blocs de béton pour construire 2 ports artificiels :
- Mulberry A, en face de Saint-Laurent-sur-Mer sur Omaha Beach pour les Américains. Il entrera en fonction le 16 juin.
- Mulberry B (« B » pour « British »), en face d’Arromanches, pour les Anglo-canadiens, il entre en fonction le 14 juin.
Les caissons Phoenix étaient d’imposants caissons en béton, d’une forme parallélépipédique et cloisonnés à l’intérieur. Il fut conçu 6 modèles de caissons, du plus petit pesant 1 670 tonnes, au plus gros de plus de 6 000 tonnes avec une longueur de 70 m, une largeur de 15 m et une hauteur de 20 m.
Mulberry A a été détruit par la tempête du 19/ 21 juin 1944 (vents de force 6 à 7 soit 45 à 60 km/h avec des creux de deux à trois mètres).
Petite tempête, en somme, mais qui a réussi à déplacer des blocs de béton de 6000 tonnes.
Et qu’en sera-t-il de nos usines à vent, ancrées par des blocs plus petits, non protégées de la houle et des courants ? Sans doute des ingénieurs ont-ils planché sur le sujet. Et s’imaginent avoir trouver des parades…
Pour ma part, j’en doute.