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C’est sous ce titre que l’article du Tagesspiegel, quotidien allemand, résume le tollé général soulevé par l’annonce de l’implantation d’un parc éolien dans la région de Brandenburg.
Nos voisins allemands, si souvent cités en exemple, savent aussi montrer leur opposition à ces implantations industrielles : pour preuve, les 15 000 signatures recueillies sur la pétition contre le projet. (15 000 signatures ? Le rêve !!!)
C’est un exemple, butiné au hasard de la toile, parmi tant d’autres…

Petite expérience : vous allez sur google, et vous tapez « windkraft, nein danke ». Vous serez surpris du résultat !

Global denken, lokal leiden
Da kommt Wind auf, Gegenwind. 15 000 Unterschriften hat die Volksinitiative gegen den weiteren Ausbau der Windenergie in Brandenburg in kurzer Zeit gesammelt.

Ce qui peut se traduire vite fait par :
Pensée globale, dégradations locales
Le vent s’est levé contre les éoliennes. La pétition contre la poursuite de la construction du chantier d’éoliennes de Brandenburg a recueilli en très peu de temps 15000 signatures.
Je vous laisse traduire la suite, à lire ici : http://www.tagesspiegel.de/meinung/kommentare/Brandenburg-Windkraft;art141,2615245

Et cet autre commentaire, cueilli au hasard d’un germain site :
Ich hasse Windenergie, die Windgeneratoren verschandeln die ganze Landschaft und kosten haufen Subventionen und bringen effektiv fast keinen Nutzen. Guck mal ins Erzgebirge oder bei uns ins Vorland, überall stehen die hässlichen Teile rum, die sind so « grauenvoll ». Nein danke.

Je hait l’énergie éolienne, les éoliennes qui pourrissent les paysages, qui coutent des millions en subventions et ne répondent pas aux besoins. Regardez du côté de Erzgebirge ou chez nous en Vorland, partout ce dressent ces trucs haissables, qui sont « si bons » pour l’environnement. Non merci.

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Un peu d’histoire

En 1944, les alliés ont immergé des blocs de béton pour construire 2 ports artificiels :
– Mulberry A, en face de Saint-Laurent-sur-Mer sur Omaha Beach pour les Américains. Il entrera en fonction le 16 juin.
– Mulberry B (« B » pour « British »), en face d’Arromanches, pour les Anglo-canadiens, il entre en fonction le 14 juin.
Les caissons Phoenix étaient d’imposants caissons en béton, d’une forme parallélépipédique et cloisonnés à l’intérieur. Il fut conçu 6 modèles de caissons, du plus petit pesant 1 670 tonnes, au plus gros de plus de 6 000 tonnes avec une longueur de 70 m, une largeur de 15 m et une hauteur de 20 m.

Mulberry A a été détruit par la tempête du 19/ 21 juin 1944 (vents de force 6 à 7 soit 45 à 60 km/h avec des creux de deux à trois mètres).

Petite tempête, en somme, mais qui a réussi à déplacer des blocs de béton de 6000 tonnes.
Et qu’en sera-t-il de nos usines à vent, ancrées par des blocs plus petits, non protégées de la houle et des courants ? Sans doute des ingénieurs ont-ils planché sur le sujet. Et s’imaginent avoir trouver des parades…
Pour ma part, j’en doute.


Les récifs artificiels sont souvent présentés comme une réponse possible à la diminution de la ressource dans la bande côtière. Ils ont alors pour vocation d’augmenter la productivité du milieu, généralement pour soutenir les activités de pêche professionnelle ou amateur.
En d’autres termes, l’immersion d’immenses blocs de béton, support de nos futures usines à vent, pourraient jouer le rôle de récifs artificiels, véritable Eden de nos poissons et crustacés.
Dans une récente étude publiée par l’IFREMER, ( Les récifs artificiels – Etat des connaissances et recommandations – 01/2008), les chercheurs soulignent dès la 3ème page que « les structures industrielles ne peuvent être assimilées à des récifs artificiels dès lors que les motivations premières du choix initial de leur localisation et de leur architecture répondent à d’autres critères que l’optimisation de la productivité de l’écosystème d’accueil ».
Ils précisent un peu plus loin : « cette potentielle valorisation de sites industriels ou d’ouvrages maritimes est couramment avancée, soit comme argument pour en faciliter l’acceptation par le public (éoliennes off shore), soit pour en justifier le recyclage sur place et éviter ainsi un démantèlement coûteux ».
En conclusion de cette étude, il convient de relever deux points :
1) l’efficacité d’un récif artificiel sera fonction de sa forme, en tenant compte des spécificités du site d’implantation et des caractéristiques des espèces ciblées. C’est à dire que l’immersion d’un bloc de béton ne saurait, à lui seul, contribuer à valoriser un site sur le plan halieutique ; condition sine qua non : le récif artificiel doit être adapté à cet objectif,
2) la recherche en est encore à ses débuts, contrainte par un déficit de connaissances sur le fonctionnement des écosystèmes, la variabilité naturelle de la ressource biologique, la difficulté à définir des échelles pertinentes d’étude, le coût et la complexité de mise en œuvre des moyens d’investigation en mer. En un mot, on n’en sait rien…
Alors de là à soutenir que les 50 fois 4000 tonnes de béton serviront d’Eden à nos poissons…

Illustration : Etretat
Des récifs artificiels ont été immergés l’année dernière en Manche dans le cadre d’une expérimentation visant à développer la ressource en poissons. Au total, 450 m3 de béton ont été disposés au large d’Etretat sur deux hectares à une profondeur de 18 mètres. L’objectif espéré est le doublement de la ressource, en cinq ans. Durant cette période, la pêche sera interdite sur la concession.
Cette expérience dont le coût est d’un million d’euros, a été financée à 50 % par l’Europe (Ifop, Instrument financier d’orientation de la pêche), le reste par la Région Haute-Normandie et le département de Seine-Maritime.

La modélisation des récifs a été réalisée en laboratoire, pour répondre aux objectifs halieutiques. Résultat, un dispositif et une architecture adaptés en fonction de ces paramètres : au centre, un module de 54 m3, évidé et doté d’ouvertures, dont la forme trapézoïdale donne moins de prise au courant. Il attirera les espèces prédatrices par la création de turbulences à l’intérieur de la structure, là où logent les petites espèces. Puis une première ceinture est constituée de 9 amas de 16 blocs cubiques regroupés en grappes. Enfin, une couronne périphérique de 25 blocs isolés forme une barre de protection. Le béton, évidé, est armé de fibres synthétiques et rugueux, ce qui favorise la colonisation

Parlons budget (1)

En matière d’argent, je ne comprend pas tout.

1° On estime le cout moyen d’investissement à 3 millions d’euros pour une éolienne de 5MW.
Soit un total de 750 millions d’euros pour le parc prévu de 50 éoliennes.
Je ne comprend pas que Maia, à l’instar de WPD, ne prévoient que 600 millions d’investissements dont 100 d’études préalables. Il en manque… Le spectre de la résidence hotelière d’Asnelles doit nous alerter quant aux projets prometteurs… pour les promoteurs !!!

2° La loi de finances pour 2010 a été promulguée le 30 décembre 2009. Elle précise que les communes perçoivent notamment la taxe annuelle sur les éoliennes, soit 12 879 euros par mégawatt installé. Au moins en 2010. Après, ce sera moins…
En admettant que cette taxe ne soit pas plafonnée (dans la limite de 3,50 % de la valeur ajoutée produite, selon l’article 1647 B sexies du Code Général des Impots), elle s’élèverait à la moitié – 1,6 millions d’euros par an. Admettons également que ces éoliennes réussissent à produire l’énergie pour les 200000 foyers, comme le présentent les sociétés en lice (hors chauffage, hors industrie, hors commerces – ce qui revient aux 10 ampoules que vous allumez le soir pour regarder votre télé pendant que votre bière prend le frais)
J’en conclu que la taxe s’élève à 2cts d’euros par jour et par habitant éclairé. Soit 8 euros par an. Je ne comprend pas les communes qui acceptent des mastodontes indestructibles avec l’espoir de percevoir 8€ par an ; 2 paquets de clopes… Le jeu en vaut-il la chandelle ?

3° WPD a annoncé que seraient « dédommagées » les communes impactées visuellement dans un rayon de 12 milles nautiques. Soit 22,2 km. Or, dans la même explication, la société annonce que le « parc » sera situé à 10 km de ver, 13 km d’Arromanches, et 20 km de Port en Bessin, et de toutes façons, les éoliennes ne seront pas visibles à cause de la brume et de la pluie. Les communes seront-elles dédommagées au prorata de la visibilité des usines à vent ?
(Données extraites de La Renaissance du 13/06/2008)

ZDE en mer

Port Winston
Peut-on créer des Zones de Développement de l’Eolien (ZDE) en mer ?
Un projet éolien en mer ne peut bénéficier du régime d’obligation d’achat et du tarif spécifique à l’éolien en mer instauré par l’arrêté du 10 juillet 2006 qu’à la condition d’être situé dans une ZDE. De telles zones sont arrêtées par les préfets de départements en fonction de leur potentiel éolien, des possibilités de raccordement aux réseaux électriques et de la protection des paysages, des monuments historiques et des sites remarquables et protégés (l’article 10 de la loi n°2000-108 du 10 février 2000). Elles sont proposées par les communes dont tout ou partie du territoire est compris dans le périmètre proposé ou par un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre. Une circulaire interministérielle précisera les modalités de création pour les ZDE en mer. Elle complétera la circulaire du 13 octobre 2003 relative aux projets éoliens en mer qui a été adressée aux préfets des départements littoraux.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/energie/renou/questions-zde.htm

1 – L’éolien est une énergie largement subventionnée
Pour favoriser le développement de l’éolien en mer, l’Etat oblige EDF à racheter la production à 0,13 €/kWh pendant les 10 premières années puis entre 0,03 et 0,13 €/kWh les 10 années suivantes selon les sites alors que le prix de revient actuel de la production nucléaire en France est de 0,026 €/KWh soit 5 fois moins cher.
2 – Qui subventionne ce surcoût ? : Le consommateur
L’augmentation résultante du  prix de revient de la production est déjà refacturée par EDF sous forme de Contribution au Service Public de l’Electricité figurant sur votre facture EDF depuis le 01/01/2003. Son taux est de 0,0045 €/kWh depuis le 01/01/2004. Celle-ci ne fera qu’augmenter avec le développement de l’éolien en mer.
3 – La France n’a pas besoin de l’éolien pour satisfaire ses besoins électriques
L’éolien représente aujourd’hui en France moins de 1% de la production d’électricité. La production hydro électrique et les centrales nucléaires installées suffisent largement à assurer les besoins en électricité de la population française. EDF a exporté 25 000 MWh vers les autres pays européens en 2009 soit un peu moins de la moitié de sa production hydroélectrique. Il n’y a pas, à court terme, de besoin en capacité nouvelle de production.
4 – La production éolienne liée au vent est intermittente
La production des éoliennes est intermittente. Pour assurer une régularité dans la fourniture d’électricité, il faut parallèlement installer des unités de production de substitution. Il faut donc construire des centrales thermiques fonctionnant au gaz, charbon ou pétrole. Pour 1 MW éolien installé, il faut installer 1MW thermique soit un double investissement. Plusieurs projets de centrales thermiques sont d’ailleurs à l’étude et notamment sur le port du Havre.
5 – L‘éolien ne réduit pas les émissions de CO2, bien au contraire
Certes, le fonctionnement des éoliennes n’émet pas de CO2 mais les centrales thermiques de substitution sont fortement productrices de CO2.
De plus, la construction des éoliennes en mer nécessite de grandes quantités de béton (3000 T par éolienne), beaucoup plus que pour la construction de tout autre type de centrale. En conséquence de quoi, le développement d’éoliennes en mer ne permet pas de réduire la production de gaz à effet de serre contrairement à ce qu’annoncent les promoteurs de cette énergie.
6 – L’impact sur l’environnement n’est pas suffisamment étudié
L’impact sur les courants et l’ensablement de nos côtes n’est pas étudié. Les éoliennes produisent des Interférences avec les radars. L’implantation d’un site industriel sur les lieux  historiques du Débarquement n’est pas compatible avec le classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’UNESCO. En fin de vie des éoliennes dans 20 ans, le démantèlement des socles de béton coulés au large n’est pas prévu.
7 – L’indemnisation des collectivités territoriales est illusoire
Les montants annoncés sont contradictoires. Personne n’est, à ce jour, capable de s’engager sur ce que percevront les collectivités territoriales. L’argent des éoliennes profite surtout aux promoteurs, développeurs, opérateurs et fabricants allemands, danois et espagnols.

Nous pouvons éviter ce projet en nous mobilisant massivement.  Signez la pétition !

Si vous souhaitez adhérer à l’association, merci de remplir le bulletin d’adhésion et le retourner par mail. BULLETIN ADHESION

In memory to our liberators

Eolienne en mer

D-DAY ; 60 years ago ; thousands of young people have given their life for our liberty.

Today, for many reasons, economical, political, financial, ecological and so on, french governement encourage investors to build a wind mill industrial park  on  d-Day beaches.

You can help us to avoid this disastre, by signing the petition :

http://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dG1MTlA0bUp4WHEwaHk0T1Y2TmM5eGc6MA

Thank’s