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Champ d'éoliennes

Au large des plages du débarquement, un important projet industriel français prévoit la création d’un parc off shore de 50 éoliennes. Porté par 3 sociétés, il a notamment été présenté le 16 septembre dernier à Caen. Avec pour objectif une mise en service en 2013.

Les premiers rapports de préfaisabilité (phase préalable et étude préliminaire) ont déjà été présentés aux différentes administrations. Désormais, la phase d’études se poursuit depuis la mi-septembre par des mesures et des analyses sur site.

Maïa Power, spécialisée dans la construction et l’exploitation de centrales éoliennes est sur les rangs. Filiale du groupe lyonnais MAÏA, elle prépare – dans un premier temps, l’installation de pas moins de 50 éoliennes de 5 MW (MégaWatt), soit un parc de 250 MW

Concrètement, le parc porté par Maïa Power, en fonction des contraintes recensées, prendrait place dans une zone située entre Port-en-Bessin, à l’Ouest, et Courseulles-sur-Mer, à l’Est (soit une zone d’étude de 100 km²). A l’intérieur de cette zone, a été défini un secteur plus restreint, de 25 km² à 8 km des côtes, au droit de la commune de Ver-sur-mer (Juno Beach).

Au total, le montant de l’investissement serait de 600 millions d’euros. Rien que pour les études, Maïa Power déboursera 1 million d’euros. Ce parc s’inscrit dans le projet « RHEA », un  projet de ferme éolienne maritime d’une puissance installée de 750 mégawatt représentant un investissement de 2 milliards d’euros.

Pour WPD (http://www.wpd-calvados.fr), le parc  serait constitué de 50 éoliennes, disposées en 5 lignes de 10, et prendrait la forme d’un parallélogramme.Au sein de la baie de Seine, wpd a défini dès fin 2006 une zone « techniquement favorable » en fonction du résultat des études et de la concertation menée avec les parties prenantes. C’est ainsi que le site initialement pressenti s’est vu successivement déplacé vers l’est, pour s’ancrer à l’est d’Arromanches,

Depuis le 13 mars dernier, le dossier est entré dans sa phase d’instruction. Cependant, pour que le parc éolien offshore du Calvados voit le jour, de nombreuses étapes restent à venir:

la réalisation de l’enquête publique, l’obtention de l’autorisation d’occupation temporaire du domaine public maritime, l’obtention de l’autorisation au titre de la loi sur l’eau, l’obtention du permis de construire, l’obtention des autorisations de raccordement électrique, le financement du projet, les aménagements portuaires, la construction…

Le projet


Suite au Grenelle de l’environnement qui souhaite porter le seuil des énergies renouvelables à 23 %, l’idée d’un parc éolien en mer a vu le jour dans le Bessin. Le secteur présente de nombreux atouts, notamment un vent fort, des profondeurs inférieures à 30 mètres, des fonds homogènes et solides. Le projet prévoit la construction de 50 éoliennes qui produiront chacune 5 mégawatts. L’installation générera 50 emplois et une taxe, sans rapport avec la taxe professionnelle, qui sera reversée pour moitié aux communes. » Trois sociétés sont sur les rangs, WPD offshore (Allemagne), Maïa Eolmer (France) et Poweo (Autriche).

L’enjeu était important, et les conseillers municipaux ne s’y sont pas trompé !

Lors de la réunion du 17 décembre, le conseil municipal a décidé de ne pas voter la révision du POS.
Les conclusions du commissaire enquêteur, bien que favorable au projet, n’ont pas remporté l’adhésion des membres présents, ces derniers ayant noté que bien des questions posées n’avaient pas de réponse.
Que personne n’ait de doutes sur cette décision : elle ne fait que retarder le processus, qui se complexifie par la nécessité d’adopter un Plan Local d’Urbanisme PLU.